Archives de catégorie : Open Access

Gestion des données de la recherche : Traduction française des deux guides pour Horizon 2020

Research Data Management by jannekestaaks on Flickr. https://www.flickr.com/photos/jannekestaaks/14391226325

Research Data Management de jannekestaaks on Flickr

D’après le billet « Traduction française des deux guides pour Horizon 2020 » publié le 29 octobre , par Thérèse Hameau sur le site www.donneesdelarecherche.fr

Le service traduction de l’Inist-Cnrs a traduit en français les deux guides publiés par la Commission européenne pour aider les porteurs de projet du Programme-cadre Horizon 2020. Une version des deux guides a été publiée le 19 septembre 2014. et une version modifiée de l’un des guides le 29 octobre 2014.

L’un porte sur le libre accès aux publications scientifiques et aux données de la recherche. Il rappelle le contexte du libre accès et donne quelques définitions. Il détaille les obligations que doivent remplir les bénéficiaires de financement dans le cadre d’H2020 pour rendre leurs articles librement accessibles ainsi que leurs données pour les axes entrant dans le Projet pilote de libre accès aux données.
L’autre fournit les lignes directrices concernant la gestion des données et l’élaboration d’un plan de gestion de ces données.

Paperity, nouvel agrégateur d’articles en OA

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Test très rapide de ce  tout nouvel agrégateur dont l’objectif affiché est de mettre à disposition de façon exhaustive les articles Peer Review publiés en Open Access.

L’interface de recherche est simplissime : une seule fenêtre de recherche à la Google et surtout  ni aide, ni module de recherche avancée visibles ?

Questionné, le site-support,  par la voix de Marcin Wojnarski (fondateur du site) confirme la volonté de démarrer avec un mode search très simple et demande un peu de patience… Il précise que la syntaxe courante utilisée sur la plupart des moteurs de recherche est utilisable sur Paperity et que des spécifications détaillées seront bientôt publiées.

En attendant de plus amples explications, quelques retours sur des essais très rapides :

  • Outre son objectif affiché d’exhaustivité, l’originalité du site tient en l’agrégation (c’est le mot employé)  entre la référence et le texte intégral (pdf). A  la différence de sites proches comme Pubmed Central ou le DOAJ qui exposent les métadonnées des articles mais redirigent vers des sites externes pour l’accès au texte intégral Paperity s’adapterait à toutes les technologies utilisées par les périodiques pour afficher directement les contenus des articles… Effectivement, la lecture des pdf qui se chargent dans une fenêtre sous chaque référence examinée est agréable et assez rapide (mais cela varie selon la source).
  • On a sous la main les commandes habituelles que l’on trouve dans les lecteurs intégrés et en plus, la possibilité de twitter pour partager un document …
  • J’ai également noté quelques  similitudes avec Mendeley : une commande de copie au format txt du contenu des pdf est disponible (cette fonction a été aussi annoncée dans Mendeley – nouvel onglet « enrichments » visible pour certains articles en OA mais rarement (ou plus)  active à ma connaissance) et le système ramène automatiquement à gauche dans une fenêtre « see also » des articles connexes (la fonction « Related Documents » de Mendeley fait la même chose, mais l’algorithme ne me semble pas ramener les mêmes documents).

Pour la syntaxe de recherche, il semble que :

    • les guillemets sont reconnus pour encadrer une expression littérale,
    • le signe + peut être utilisé pour obtenir une combinaison, l’espace pour le OR implicite …
    • les parenthèses permettent d’isoler des groupes de termes …

mais les requêtes sont difficiles à écrire sans règles explicites, ni surtout la possibilité de rechercher ou limiter sur des champs d’interrogation spécifiques. Enfin, à partir de la liste des résultats à une requête d’interrogation, aucune fonction d’export n’est actuellement proposée.

Voilà quelques impressions à chaud sur ce nouvel outil, à suivre…

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PhD On Track – Un outil pour les doctorants

phdOnTrackPhD On Track est destiné aux doctorants et a pour objectif de leur apprendre à rechercher, cartographier, traiter et publier l’information scientifique. Ce site a été réalisé par des universités et écoles norvégiennes.

Un premier module « Review and discover » aborde les principes de la mise en place d’une stratégie de recherche documentaire, évoque les différents styles de citations bibliographiques et propose des systèmes de gestion de références, avec une brève présentation de EndNote, EndNote web, refWorks, Zotero, Mendeley et BiBteX (avec pour certains des liens vers des tutoriels).

« Share and Publish » s’intéresse au processus de publication (soumission, peer-review) et traite des questions de droits d’auteurs et d’Open Access.

Le dernier module « Evaluation and ranking » explique le fonctionnement des classements (calcul des Facteurs d’impact et des H-Index), avec un focus sur les système danois et norvégiens.

http://www.phdontrack.net/

 

Les nouveautés de l’archive ouverte HAL v3

Ce billet reprend 2 billets du blog du CCSD http://blog.ccsd.cnrs.fr. Les nouveautés de HAL V3 du 27 juin 2014 et Les API dans HAL v3 du 15 novembre 2013.

Dans les Nouveautés de HAL V3. Le billet décrit la présentation qui a eu lieu dans trois URFIST différents sur les nouveautés de la version 3 de HAL. Au niveau technique sont présentés l’authentification  centralisée, les licences dans HAL et Créative Commons, le moteur  de recherche SOLR et  les API de  recherche (interrogation base et référentiels).

Voir le diaporama Halv3 presentation_ juin_2014 from OAccsd.

Le second billet, Les API dans HAL v3 , détaille, avant la sortie de HAL V3,  les API  disponibles en SWORD (Simple Web-service Offering Repository Deposit). SWORD est un standard d’échanges international fondé par le JISC (Joint Information Systems Committee) pour les imports.

Capturesword

Extracteur de métadonnées :  la V3 de HAL intégrera le même extracteur de métadonnées open source (https://github.com/kermitt2/grobid) que ResearchGate.

Pré-remplissage de méta-données : Lors du dépôt de l’article, des méta-données préremplies et consolidées avec Crossref quand c’est possible, seront proposés.

Moteur de recherche :  Les API s’appuyant sur les fonctionnalités du moteur de recherche Solr seront plus puissantes et permettront d’interroger plus finement les documents déposés et  les référentiels.

Elsevier : le juste prix ou qui veut gagner des millions ?

Les deux derniers billets du blog d’Etienne Cavalié Bibiliothèque reloaded sont consacrés aux mécanismes fixant les coûts d’abonnement aux plateformes de revues électroniques, et, plus spécialement, aux montants fixés par l’éditeur Elsevier.

Le billet daté du 13 mai 2014 « Les revues Elsevier : quelques faits« , reprend intégralement le post que Tim Gowers (mathematicien anglais médaillé Fields et « initiateur du Cost of Knowledge« ) a publié sur son Gowers’s Weblog.

Dans ce passionnant billet, Tim Gowers tente de répondre à ces 5 questions :

  1. Dans quelle mesure les chercheurs accepteraient de se passer des services d’Elsevier ?
  2. Avec quel degré de facilité trouverait-on, en moyenne, des versions web des articles Elsevier, que l’on puisse lire légalement et gratuitement ?
  3. Quel est le niveau de sacrifice enduré actuellement par les bibliothèques, du fait des prix élevés des revues ?
  4. Quelle conséquence les articles en Gold Open Access publiés chez Elsevier ont-ils sur le prix des abonnements ?
  5. Combien les universités paient-elles pour les revues d’Elsevier ?

Dans son billet daté du 4 juin 2014, « Les Chiffres Elsevier : et donc ? » Etienne Cavalié reprend les données collectées par Tim Gover sur les coûts de souscription à la plateforme Elsevier payés par les différentes universités anglo-saxonnes, et tente de les « faire parler ».

La tache est ardue, mais, comme l’écrit l’auteur, le premier objectif de ce billet est de  » vous/nous inciter à envisager une utilisation de ces données. En les croisant avec d’autres données, en réfléchissant aux informations réellement utiles pour leur faire dire quelque chose. »

Alors, … qui veut jouer à les faire parler ?

L’intégration de Zotero avec les dépots institutionnels financée par Andrew Mellon Foundation

L’équipe de Zotero a annoncé hier l’octroi d’une bourse de l’Andrew Mellon Foundation à hauteur de 440 000 dollars pour financer une collaboration entre les universités George Mason et Penn State. Le but de cette collaboration est  l’intégration de Zotero avec les dépôts institutionnels :  récupération des information par glisser/déposer, mais aussi des dépôts de chercheurs de  l’Université Penn State (dans leur site de dépôt ScholarSphere à partir de Zotero.

Pour en savoir plus,  lire la source de ce billet : Clavert, Frédéric. “Quelques Nouvelles Sur Le Futur de Zotero.” Zotero Francophone, April 17, 2014. http://zotero.hypotheses.org/628.

voir aussi : Takats, Sean. “Feeds and Institutional Repositories Coming to Zotero.” Zotero, April 16, 2014. http://www.zotero.org/blog/feeds-and-institutional-repositories-coming-to-zotero/.

 

Bilbo, un outil d’annotation automatique des références citées dans Revues.org

La plateforme Revues.org est un site de revues en accès libre principalement en SHS, fonctionnant selon le modèle Freemium. Elle fait partie des plateformes de diffusion du  OpenEdition.org.

Open Edition a annoncé la mise en place de Bilbo [2], un  outil d’annotation automatique des références bibliographiques,  dans le cadre du programme de recherche et développement « Robust and Language Independent Machine Learning Approaches for Automatic Annotation of Bibliographical References in DH Books, Articles and Blogs ».

Extrait de [1] : Initié en 2011 suite à l’obtention d’un Google Grant for Digital Humanities, ce programme a été mené par les équipes du LIA (université d’Avignon) puis du LSIS (Aix-Marseille université – CNRS) et du Cléo sous la direction de Patrice Bellot et Marin Dacos.  Il porte sur l’ensemble des références bibliographiques présentes sur les quatre plateformes : Revues.org, Calenda, Hypothèses et OpenEdition Books. Il doit permettre de développer des fonctionnalités avancées de cross-linking (références croisées) entre les contenus d’OpenEdition et vers les contenus extérieurs.

Bilbo permet par exemple de rajouter des DOI aux références des articles de Revues.org (voir ci-dessous).

Sources :

A lire : « Pour une utilisation critique des réseaux sociaux académiques »

Pour ceux qui s’intéressent aux réseaux sociaux académiques voici un nouveau billet très intéressant d’A. Bouchard à lire sur URFIST Infos : « Pour une utilisation critique des réseaux sociaux académiques »

Ce court billet décrit comment ces réseaux sociaux impactent la valorisation et la diffusion des travaux scientifiques sur internet.

L’auteur détaille les enjeux liés au développement de ces nouveaux modes de diffusion. Notamment de la partie qui se joue entre acteurs privés (ResearchGate, Academia, MyScienceWork) et institutions publiques (CNRS/HAL).

ROAD : nouveau répertoire de ressources en libre accès

Lancé en version beta le 16 décembre 2013, ROAD (Directory of Open Access scholarly Resources) est un nouveau service développé par le Centre International des ISSN en collaboration avec l’Unesco. Il répertorie et donne accès gratuitement à un sous-ensemble du registre de l’ISSN formé de notices bibliographiques décrivant des sources scientifiques en libre accès (identifiées par un ISSN) : revues, monographies en série, actes de congrès, dépots institutionnels.
Les notices sont enrichies avec des métadonnées provenant d’autres sources : EconLit, PsycINFO, Scopus, Catalogo (Latindex), Directory of Open Access Journals (DOAJ), The keepers Registry, SCImago, Journals and country Rank (SJR), Source Normalized Impact per Paper (SNIP).
Elles peuvent être téléchargées au format MARC XML et seront disponibles sous forme de triplets RDF en 2014.

Vu sur : Blog UniVersDoc

ScienceOpen : réseau social et de publication scientifique

ScienceOpen (version beta) est une nouvelle plateforme gratuite (en dehors de certains services liés à la publication, voir plus bas) se présentant à la fois comme éditeur, réseau social pour chercheurs et entrepôt de pré-prints.

ScienceOpen, startup basée à Berlin et Boston, a été crée en 2013 par Alexander Grossmann (chercheur à Leipzig University of Applied Sciences, Allemagne) et Tibor Tscheke (président de l’entreprise Ovitas spécialisée dans les technologies de l’information, Boston, USA).

On retrouve dans ScienceOpen les fonctionnalités caractéristiques des réseaux sociaux pour chercheurs, avec la nécessité de s’inscrire pour accéder à l’ensemble des services.

ScienceOpen agrège les références à partir de diverses sources en libre accès. Les articles sont catégorisés dans des disciplines et sous-disciplines couvrant tous les domaines.

ScienceOpen distingue les utilisateurs en fonction du nombre de publications liées à leur numéro ORCID : « Guest« , « Junior Member« , « Member » (au moins 1 publication), « Scientific Member » (au moins 5 publications) et « Expert » (au moins 20 publications).

Un processus de publication permet à toute personne identifiée de travailler avec ses co-auteurs sur un brouillon de publication puis de le soumettre à un « peer-review » formé de « Scientific members » et « Experts » de son choix au sein du réseau ScienceOpen (voir le guide du peer-review propre au site). Ce brouillon, qui peut faire l’objet de plusieurs révisions, peut être publié ensuite directement sur la  plate-forme, sous licence CC-BY et recevoir ainsi un DOI (les services associés à la publication sont payants : 800$ au moment de la rédaction de ce billet). Tous les co-auteurs doivent être enregistrés dans ScienceOpen et avoir donné leur accord avant publication.

Les articles avec DOI sont intégrés parmi les « ScienceOpen publications ». Les autres articles, créés ou récupérés par exemple par l’intermédiaire de son profil personnel ou d’ORCID, sont intégrés comme « Other publications » et ne sont pas interrogeables.

Seuls les « Members » peuvent commenter et apprécier un article, seuls les « Scientific Members » reviewer et créer des groupes (qui sont publics). Le tableau ci-dessous résume les possibilités offertes aux catégories d’utilisateurs :

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Les fonctionnalités de ScienceOpen selon le statut de l’utilisateur

Exemple d’affichage d’un article avec les statistiques et fonctionnalités associées :

Exemple d’affichage d’un article dans ScienceOpen

Pour en savoir plus : http://about.scienceopen.com/

Vu sur le Scoop.it de François Magnan